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La photo animalière

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On utilise quelquefois le terme « chasse photographique » pour rappeler que cette pratique a des points communs avec la chasse traditionnelle. C’est en effet un loisir qui exige beaucoup de temps et de patience, mais aussi une grande connaissance des animaux (dits sauvages) que vous souhaitez photographier. Qu’il s’agisse de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, l’étude de leurs comportements, de leur habitat, de leur nourriture, de leurs traces, vous faciliteront grandement la tâche. Nous écartons de ce chapitre la photographie des insectes, qui relève plus de la macro photo

Une fois les animaux repérés, étape aussi longue que difficile, il reste à les approcher, opération délicate et qui rencontre vite ses limites. Il existe trois techniques pour le faire, l’approche, l’affût et le piégeage.


L’approche exige une discrétion toute particulière. Des vêtements aux couleurs de camouflage, des gestes lents, une absence totale de bruit, mais aussi l’observation du sens du vent qui véhicule l’odeur de l’homme.

La technique de l’affût exige aussi de la discrétion et nécessite beaucoup de matériel pour construire l’affût (tente, hutte en branches, filet de camouflage). Il faut en outre connaître au préalable les habitudes des animaux pour s’installer au bon endroit.


Enfin le piégeage demande un matériel particulier. Il existe des appareils photo qui déclenchent automatiquement la prise de vue au passage d’un animal, mais le plus simple et le moins onéreux reste la télécommande, l’appareil étant posé sur un trépied. Cette technique est facile à utiliser pour des oiseaux ou des écureuils, à un endroit où on leur aura déposé un peu de nourriture.


En dehors de la technique du piégeage, il n’est jamais possible d’approcher les animaux à une distance suffisamment courte pour les photographier en gros plan. Il est donc impératif de s’équiper d’un bon téléobjectif, une focale de 300 mm (*) semble être un minimum pour ne pas être frustré. Il existe aussi des doubleurs de focale, que l’on monte entre le boitier de l’appareil et son objectif, et qui multiplient la distance focale par 1,4 ou 2. Notons que le gros plan n’est pas un objectif en soi, une photo de l’animal dans son environnement peut aussi être d’un bel effet.


La conséquence directe du choix d’un téléobjectif est qu’il faut adopter une vitesse rapide afin d’éviter le « flou de bougé ». 1/500ème de seconde est vraiment un minimum.

Pour les animaux en mouvement, il est par ailleurs intéressant de prendre des photos en rafale, à un rythme d’au moins 5 images par seconde afin de choisir ensuite les meilleures poses.


Terminons par un dernier conseil, celui de se baisser pour être à la hauteur des animaux, voire plus bas, ceci afin de ne pas donner une impression d’écrasement. On peut être amené à se coucher, mais l’effort en vaut la peine car c’est souvent le point de vue qui fait la différence.

(*) Voir les règles de base.


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